Vous cherchez quelqu’un qui va savoir se faire oublier. Qui ne va pas vous interrompre pour rejouer une scène. Qui va être là, attentif, sans que vous ayez à y penser.
C’est exactement ce que je fais depuis 2013.
Pendant des années, j’ai photographié des paysages. J’avais un blog, une pratique régulière, une vraie passion pour la lumière et les espaces ouverts. J’aimais ce que la nature offre quand on sait attendre : une heure, une météo, un angle.
Mais quelque chose me travaillait. Les photos qui continuent de résonner longtemps — celles qu’on sort d’un tiroir dix ans plus tard — ce sont presque toujours celles où il y a des gens. Pas des modèles. Des gens vrais, dans des moments vrais.
Je regardais de plus en plus de portraitistes sans oser me lancer. Et puis on m’a proposé de photographier un mariage. J’ai accepté, un peu par surprise.
Ce premier mariage a tout changé. Cette densité émotionnelle, ce rythme imprévisible, ces regards échangés entre des gens qui s’aiment — c’est devenu une passion qui ne s’est jamais éteinte.
Ce chemin — du paysage vers les gens — a profondément façonné ma manière d’être sur le terrain. J’observe avant de déclencher. J’attends que les choses se posent. Je cherche dans un visage ou dans un geste ce que je cherchais autrefois dans une lumière ou un horizon : quelque chose d’honnête, que le temps ne va pas effacer.
Je m’efface pour laisser la place à ce qui se passe réellement. Cela ne veut pas dire que je suis passif — j’anticipe, je me déplace, je suis attentif à tout. Mais je n’interromps pas, je ne pose pas, je ne dirige pas.
Je pense les images comme un ensemble cohérent, pas comme une accumulation. La sélection et le traitement font partie du travail autant que la prise de vue. Ce que vous recevez doit raconter votre journée dans son rythme réel, du matin jusqu’à la soirée.
Je suis marié, père de trois filles. Je sais ce que représente une journée comme celle-là — pas seulement en tant que photographe. Avant le mariage, je prends le temps d’échanger avec vous pour comprendre ce qui compte vraiment. Et le jour J, vous n’avez plus à penser à moi.
J’ai grandi près de la mer, en Normandie. Ce lien avec les espaces naturels influence mes choix au quotidien : je travaille principalement dans l’Ouest pour limiter mes déplacements, les reportages sont livrés exclusivement en numérique, et lorsque des albums sont souhaités, je fais appel à des fournisseurs européens engagés.
Faire moins, mais mieux.